dix dates, un parcours

1964 naissance à Lyon, ville de la gastronomie 1999 lancement de Saveur & Création, à vocation événementielle 2000 collaboration Dar Ahlam – Maison des Rêves, stylisme et Salon des Parfums 2001 1er show-room à Bastille, espace hybride, lieu de fête et de travail 2006 naissance de la parfumerie culinaire et de parfums de table, adhésion à la SFP, Société Française des Parfumeurs 2007 1er pop-up store au Japon, Mitsukoshi Ebisu Tokyo 2010 ‘talent à la carte’ sur Maison & Objet, premières éditions avec la Milk Factory 2012 collaborations Claire Heitzler pour Lasserre et galette Poilâne 2013 lancement des thés-parfum à la française 2014 création des ateliers et de l’e-boutique MichèleGay

MG casquette ret

« Je vivais à Tokyo, Michèle venait régulièrement m’y voir (…).

Michèle, c’est pour moi des textures et des couleurs, tissus, matières, contrastes, elle est écoute et douceur, discrétion et caractère, bienveillance et respect. Respect des autres, respect d’elle-même et ça se sent. On envie cette âme docile qui invite toutes les femmes du monde à apprendre à s’aimer. En cela, Michèle m’aura beaucoup appris.

Michèle, c’est la confiance, le roc, la fragilité aussi. Une fragilité touchante qui ne peut qu’attirer les êtres expansifs, hyperactifs, débordants de chaleur et de projets.

En parfum, Michèle, c’est pour moi le santal et les notes boisées qui offrent de la texture.
Quand je pense à elle, je pense aussi  »rotenburo », ces grandes baignoires en bois japonaises, parsemées de pétales de roses, dans une salle de bain éclairée à la bougie, aux draps de bain aussi larges que moelleux, dans des tons gris perle, beige ou taupe.

En cuisine, Michèle est texture. Mariage de croquant et de fondant, la découpe est pensée, rien n’est laissé au hasard, céréales, graines, végétaux, laitages… Elle bouscule les codes et déteste le  »diktat du bon goût », elle respecte les mariages improbables et apprécie l’audace.

Michèle et les mots… elle les aime, les adopte, les marie, joue parfois même les entremetteuses avec eux. Elle doit avoir 50 petits carnets, note tout et joliment car c’est une esthète. La calligraphie est pour elle une véritable signature. Les stylos sont plume, le papier est beau, épais, texturé.

Enfin, quand je pense à Michèle, je pense à une femme qui ose.
Je me souviens de cette phrase qu’elle a dû noter dans l’un de ses innombrables carnets, lors de son premier voyage à Tokyo, ‘si j’osais?’.

Depuis, Michèle a osé… »

Raphaëlle Choël
journaliste et auteur : Tokyo Sisters dans l’intimité des femmes japonaises (éditions Autrement) / So! London (first bi-media guide)